Apophtegmes (apologie d'un nudisme mental)
Mettons que...
Si un jeune déliquant affirme qu'il sera mieux en taule, faut-il déplorer le confort des prisons ou l'existence de certains, pire que la cabane ?
Si l'instinct pousse à se vanter pour exister aux yeux des autres, ne faut-il pas se taire et tenter d'exister sans béquille ? Mieux vaut-il être original, ou son original ?
Vous ne savez que faire à propos du passé... Serait-il moins tompeur de l'inventer, puisque c'est votre vécu qui l'a créé, et non quelque récit reconstitué par votre mélancolie ?
Vous avez fait de votre vie un petit cube, en songeant amèrement aux grands cercles des ouverts d'esprit. Avez-vous bien revérifié les angles ?
Vous voulez plaire, sans savoir à qui. Sait-on jamais qui est ce qui ? Sait-on jamais ce qu'on veut ? Sait-on vraiment ce que plaire signifie ? C'est juste parfois se prendre pour un neutron.
A-t-on réellement, même en tant que semi-gentil, mesuré notre pouvoir de nuisance ? A-t-on joint toutes nos anciennes rencontres, afin de voir jusqu'où porte notre incidence ?
Est-on sûr qu'il existe une frontière entre les galaxies ?
Quant le canot crève, que le migrant hurle, savons-nous à quel pays nous appartenons ? Dans quel pays nous entrerons ?
Est-on sûr que l'avant n'est pas dans l'après, et vice-versa ? Et si c'est le cas, que reste-t-il, sinon ce qu'il y a entre ?
Qui voit-on dans un miroir ? Soi-même ? Un reflet ?
Saint-Lager, 1.03.2026
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