Cendrillon

Cendrillon
« Fallen princess, CINDER », 2017, © Dina Goldstein. Avec l'aimable autorisation de l'artiste.

dimanche 8 mars 2026

Vieux poèmes (4)

Papa pire 

Il n'y a pas de pire dans la douleur.
L'être est un prisme où le nombre de reflets, plutôt que le noyau, génère de la souffrance.
Il n'y a pas de pire dans une phrase, juste l'ombre, le miroitement, l'arête saillante, à peine tranchante, d'un caillou dérisoire né de la calcification des organes mous.
Il n'y a pas de répit, dans Papa. Pas de trêve au sein d'une phrase. Ni l'un ni l'autre ne sont hermétiques ni tout à fait poreuses. L'eau du sens n'y pénètre que par accident. Il faudrait une tempête, et elle n'arrive jamais. C'est peut-être ce qu'il y a de pire, au fond. Ce recul perpétuel de l'horizon de notre dévastation. Ce qu'il y a de pire, c'est qu'il n'y en a pas.

 

Aucun commentaire: