Vieux poèmes (7) :
Poésie des plages II
Le sable réunit les langues
Comme la tombe les nationalités
Ô Babel, ô Babylone
C'est désormais à plat que vous vous étendez
Sans projet commun
Ni péché particulier
Qu'attendent-ils tous ces regards assis
Polarisés par l'océan
Quel sursaut de leur apathie
Quel aileron assez doré
Pour fendre le vif argent de leur lassitude ?
Le sable réunit les ennuis
Les langues, les rires
Dénués d'échos et de pesanteurs
Je perçois là-bas la Bouée
Vers laquelle s'orientent ces tournesols
C'est le beignet gras
D'une existence molle
Dépourvue de centre
Flottant à jamais
Dans la friture bouillonnante
D'une réflexivité hydrogénée.
Corse, le 3.08.
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